Le festival Nuit bleue, on en reparle…

Arrêté depuis quelques années, le festival Nuit bleue a marqué l’histoire de la musique électronique. Abrité par le site des salines royales d’Arc Senans, classé patrimoine de l’UNESCO, les organisateurs ont su expérimenté à travers une nouvelle façon de faire du spectacle tout en mettant en exergue des valeurs architecturales. Retour, sur l’essentiel de ce qu’à été cette fabuleuse rencontre annuelle.

Revisiter les constructions qui étaient mis à l’honneur

Hormis la musique, le festival Nuit bleue a permis d’exhiber de nombreux batiments aux architectures flamboyantes. Comme il est expliqué sur le site internet du festival, la Saline Royale imaginée par Claude Ledoux en est la vedette. A côté d’elle, d’autres édifices ont été valorisés. Il s’agit de la chapelle de Ronchamps, la citadelle Vauban à Besançon, le palais de Granvelle, et l’abbaye de Marast.

Un concept original exposé

Le style prôné lors du festival était la musique acousmatique. Elle est le résumé de nouveaux courants tels que la musique électronique, la synthèse numérique et la musique concrète. Durant la nuit bleue, les organisateurs jouaient la musique à l’aide de hauts parleurs dans l’enceinte appelée l’acousmonium. Cela entraînait des variations d’intensités sonores en fonction de l’expression du public.

Lors de la nuit acousmatique, les festivaliers s’étendaient sur des lits au centre de l’acousmonium pour profiter de près de dix heures de musique dans un cadre sonore en trois dimensions. L’expérience était très appréciée.

Des icônes ayant participé au festival

De nombreux artistes connus ont pris part aux divers éditions du festival Nuit bleue. Il s’agit de  Pierre Henry en 2007, En 2006, les festivaliers ont eu au menu Luke Vibert, Ovuca µ-Ziq, d’Aoki Takamassa, de tep, d’Equivicleft et bien d’autres encore. L’édition 2005 a enregistré la participation de AGF.

Nuit bleu c’était aussi le projet Architechtones. Il s’agissait d’un projet d’Elektrophonie regroupant des acteurs européens qui réfléchissaient sur les éventuels croisements entre l’art, l’architecture et la musique.